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Plus haletante qu'un roman,
Plus noir qu'un policier,
L'Histoire, c'est un concentré de grandeur et de bassesse,
de courage et de lâcheté.
Quand tout est perdu, tout devient possible
et lorsque tout est acquis, la fin est proche…

Jean II Le Bon et son fils Philippe

 

Philippe le Hardi, ou la naissance de l'Occident

Après une folle chevauchée dans le Périgord, le Berry où les villes de Périgueux et de Bourges sont dévastées, les campagnes brûlées, les troupes du Prince Noir se trouvent le 19 septembre 1356 face aux armées royales dans les plaines de Maupertuis, à quelques lieues de Poitiers.

D'un côté un prince anglais, Edouard de Woodstock, lieutenant de Gascogne surnommé "le Prince Noir", couleur de son armure, mais aussi de son âme en raison d'une capacité à détruire et à piller peu ordinaire.

De l'autre, le roi Jean II le Bon et la fine fleur de la noblesse française : répartie en trois corps de bataille. Le Dauphin, Louis d'Anjou, Jean de Poitiers et Jean de Berry, sont dans le premier corps. Le duc d'Orléans commande le deuxième et le roi, accompagné de son plus jeune fils âgé de 14 ans, Philippe, dirige le troisième. Tous ces nobles veulent montrer au roi leur bravoure. En cas de victoire les récompenses ne sont pas négligeables.

Le choc est terrible et bientôt, les deux premiers corps royaux sont enfoncés et celui du roi Jean doit bientôt subir tout le poids de la bataille. La situation se dégrade et il faut rapidement éloigner les fils aînés du roi avant qu'ils ne tombent aux mains de l'ennemi. Seul Philippe (qui a moins d'intérêt politique !) reste aux côtés de son père. Maintenant, on se bat à pied. Le fils défend le père. "Père, gardez-vous à gauche, gardez-vous à droite !"

Son fils Philippe, par son courage et aussi un peu par chance, vient d'entrer dans la légende. A son prénom est désormais accolé le qualificatif de "Le Hardi".

Tout s'effondre et le roi est fait prisonnier.

La captivité reste cependant douce. Le roi restera plusieurs années en captivité à Bordeaux, où il tient cour avec plus de 100 personnes à son service. Pour retrouver la liberté, il est obligé de signer en janvier 1358 le traité de Brétigny. Le roi redonne à l'Anglais toutes ses positions d'Aquitaine et quatre millions d'écus.

 

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